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En librairie : Notes sur Chopin, par André Gide À l'occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur, les Notes sur Chopin d'André Gide paraissent en « Blanche » en avril 2010. Initialement publiées dans La Revue musicale en 1931, elles sont aujourd'hui accompagnées d'un avant-propos de Michaël Levinas. « J'ai passé avec Chopin plus d'heures que je n'en ai passé avec aucun auteur », confiait André Gide à une jeune pianiste en janvier 1951. Pianiste lui-même, et fin musicologue, l'écrivain avait à cœur de restituer Chopin à ses contemporains, tant il sentait que l'interprétation qu'en donnaient certains virtuoses de son temps en voilait les accents singuliers et contrevenait à son chant le plus intime. Il fallait revenir aux œuvres, à leurs « intentions ». C'est comme critique qu'il choisit de faire part de sa « lecture » de Chopin, en proposant un fructueux rapprochement entre le compositeur des Scherzos et le poète des Fleurs du Mal. Gide se souvenait de ses années de jeunesse, où Baudelaire et Chopin étaient tenus l'un et l'autre pour infréquentables, et leurs œuvres pour également « malsaines ». Mais qu'avaient-elles vraiment en commun qui pût laisser craindre un tel ravissement des esprits ? N'était-ce pas à leur égale perfection que l'on devait ce « secret d'émerveillement auquel l'âme aventureuse s'expose sur des chemins non tracés d'avance » ? Il s'agissait dès lors que les interprètes ne vinssent pas gâter, par trop d'assurance, la « révélation » Chopin, cette pure disponibilité à l'inouï que recèle l'écriture.
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Inédit
Son père était français, sa mère polonaise. Il a vécu la première partie de sa vie en Pologne, la seconde en France. La veille de sa mort, il a demandé que son cœur revienne à la Pologne ; son corps fut inhumé au cimetière du Père Lachaise. Encensé dès son plus jeune âge, choyé par les princes, Frédéric Chopin (1810-1849) est l'auteur d'une œuvre qui reste parmi les plus jouées de tout le répertoire classique. Loin des stéréotypes de l'artiste romantique, tuberculeux dès l'âge de seize ans et compagnon de George Sand, cette biographie nous invite à découvrir un compositeur novateur et un pianiste virtuose, auquel on doit entre autres de grandes avancées dans le domaine de la technique pianistique, mais surtout un homme témoin de son temps qui sut transformer le sentiment tragique de la rupture et de l'exil en une énergie puissante, source de création et de joie.
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Collection Découvertes Gallimard, série Arts « Chapeau bas, Messieurs, un génie... » La parution, en 1831, des Variations pour piano et orchestre sur le thème célèbre de « Là ci darem la mano » de Don Giovanni vaut à Frédéric Chopin ce compliment de taille, lancé par Robert Schumann. Vienne l'accueille et lui fait un triomphe, mais la guerre russo-polonaise l'éloigne à jamais de son pays. À Paris, Chopin trouve la gloire, l'amour, et « le meilleur opéra du monde ». Mais la solitude et la tristesse de l'exil qui nourrissent son œuvre auront raison de sa santé fragile.
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