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La Chine
à l'enseigne de la Nrf
Clefs pour la Chine
Des
essais et des documents d'actualité pour mieux connaître
la civilisation chinoise et apprécier les richesses de ce pays
en pleine mutation
Histoire-Politique
Philosophie-Religions-Spiritualités
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HISTOIRE-POLITIQUE
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Anonymes
Le Tremblement de terre de Pékin |
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Traduit du chinois par Jean-Philippe Béja,
Michel Bonnin et Alain Peyraube.
Collection « Au vif du sujet » [1991] |
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Mai 1989, Pékin, place Tian'anmen :
devant des journalistes du monde entier, des étudiants chinois
dévoilent une immense statue baptisée « déesse
de la démocratie ». Au cur le plus sacré
de la capitale de la plus ancienne civilisation de notre planète,
une révolution non violente rajeunit les idéaux de la
bicentenaire que l'on célèbre alors, sous nos cieux,
dans une atmosphère alanguie. Mais, le 4 juin, c'est le massacre,
les chars, la loi martiale, la répression. Et, depuis, l'oubli.
Tracts, dazibaos, poèmes, discours, interviews,
slogans : près de cent cinquante documents chinois sont
ici, pour la première fois, intégralement traduits,
présentés et commentés. En 1989 et 1990, les
auteurs se sont rendus à Pékin, Shanghai, Hong Kong
et Taiwan, rassemblant des textes inédits, recueillant des
témoignages de première main, enquêtant auprès
des principaux acteurs du mouvement, avant de longuement interviewer
à Paris les dirigeants de la Fédération pour
la démocratie en Chine (F.D.C.).
Ravivant un événement passé qui,
demain, se révélera fondateur, ce livre illustre l'ancienneté
de l'aspiration démocratique chinoise. « Pour amorcer
un vrai retour au réel, n'écoutons plus les pontifes
de la Realpolitik, écoutons enfin les Chinois, écrit
le sinologue Simon Leys dans sa préface. C'est la chance que
nous offre ce livre - saisissez-la. » |
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Étienne Balazs
La Bureaucratie céleste |
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| Collections « Bibliothèque
des Sciences humaines » et « Tel »
[1968] |
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| Étienne Balazs dispersa pendant
vingt ans dans de savantes publications anglo-saxonnes, allemandes
et surtout françaises les résultats d'une recherche
dont l'extraordinaire variété ne masque pas l'unité
du thème : la permanence du mandarinat, les mécanismes
d'une société bureaucratique, les inerties et les transformations
des institutions, la théorie politique et la pratique administrative,
les caractères originaux de la vie commerciale et industrielle,
les formes spécifiques de la protestation dans un système
social frappé d'immobilisme. |
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Gilles Béguin, Dominique Morel
La Cité interdite des fils du ciel |
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| Collection « Découvertes Gallimard »
[1996] |
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En 1405, Yongle, troisième
empereur des Ming, décide de transférer sa capitale
de Nankin à Pékin et d'y édifier le centre du
pouvoir. La Cité pourpre interdite sera un ensemble colossal
de palais, une véritable ville dans la ville. Son dessin même
reflète le pouvoir absolu et le rôle cosmique de l'empereur,
Fils du Ciel. Pendant cinq siècles, la Cité interdite,
où la dynastie mandchoue s'installe à son tour en 1644,
reste le centre sacré de l'empire du Milieu. Cinq siècles
durant lesquels, en dépit des changements politiques, des évolutions
de la société, des bouleversements de l'histoire, la
vie dans la Cité interdite demeure immuablement réglée
sur un modèle qui semble défier le temps.
Gilles Béguin nous donne les clefs de ce labyrinthe
prodigieux qui est comme un calque apposé sur le destin même
de la Chine millénaire. |
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Lucien Bianco
Les Origines de la révolution
chinoise (1915-1949) |
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| Collections « Idées »
et « Folio Histoire » [1967] |
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« 1789, 1917, 1949 :
de ces trois dates, la dernière n'est pas la moins importante.
Elle est, de surcroît, liée de façon plus directe
aux préoccupations de l'homme de la seconde moitié du
XXe siècle. Ainsi la signification universelle de la révolution
chinoise et l'importance pratique qu'elle revêt pour les contemporains
retiennent-elles dès l'abord. Mais la révolution chinoise
est l'aboutissement d'une histoire singulière. On s'exposerait
aux plus graves contresens en abordant directement son étude
comme si elle constituait le type même de révolution
de notre époque : la révolution dans un pays colonial
(ou semi-colonial) sous-développé.
Si le lecteur ne sait rien du contexte historique (au niveau le plus
humble : connaissance des dates, des événements),
s'il ignore tout des caractéristiques fondamentales de la civilisation
chinoise, des considérations abstraites ne serviront qu'à
le tromper, à lui donner l'illusion de savoir et la tentation
de généraliser. » |
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Cheng Yingxiang
Dégel de l'intelligence en Chine
(1976-1989) |
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Traduit du chinois par l'auteur. Avec la collaboration
de Claude Cadart
Collection « Témoins » [2004] |
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Quand les chars de l'Armée
tirent sur le peuple de Pékin le 4 juin 1989, ce n'est pas
seulement le mouvement de contestation de l'ordre bureaucratique qu'ils
abattent, au terme de cinquante jours de montée en puissance.
Pas seulement l'espoir qui s'était levé place Tiananmen
qu'ils liquident : c'est aussi le mouvement de libération
de la pensée qui avait commencé dès 1976, au
lendemain de la mort de Mao. Quatorze de ses acteurs, et non des moindres,
témoignent ici avec autant de franchise que de lucidité.
Ils montrent l'acharnement avec lequel une intelligentsia réveillée,
mais liée au Pouvoir, s'est battue contre ce Pouvoir pour parvenir
à revitaliser toute la société. Ils montrent
aussi les relations ambiguës de cette intelligentsia avec la
contestation étudiante et populaire du printemps 1989 et les
tristes conditions dans lesquelles a pris fin, inachevée, cette
renaissance culturelle.
Chinoise devenue française depuis longtemps, Cheng
Yingxiang a pu interroger à chaud ces quatorze témoins,
théoriciens ou philosophes, poètes, écrivains
ou journalistes, politologues et sociologues, grands scientifiques.
Autant de personnalités, autant de points de vue polémiques,
parfois contradictoires, autant de témoignages enfin que l'auteur
a redistribués dans un ordre à la fois chronologique
et thématique, le lecteur se trouvant ainsi introduit au cur
même de cette période clé de l'histoire de la
Chine.
Loin de l'image figée et uniforme qu'on a pu en
avoir, la Chine qui pense se dessine ici multiple, « dégelée »,
en un mot vivante. |
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Du même
auteur :
L'Envol du communisme en Chine. Mémoires
de Peng Shuzhi
Collection « Témoins »
[1983]
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Corinne Debaine-Francfort
La Redécouverte de la Chine
ancienne |
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| Collection « Découvertes Gallimard »
[1998] |
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Au début du siècle, la Chine s'ouvre
au monde : choc des cultures, rencontre de l'Orient et de l'Occident.
Tous les grands noms de la science occidentale se retrouvent à
Pékin, « capitale pensante de la Chine ».
À cette époque héroïque de l'archéologie
succèdent le désordre, le chaos politique. Après
la proclamation de la République populaire de Chine en 1949,
et jusqu'en 1973, l'archéologie chinoise connaît une
période d'ombre et de repli. Puis, c'est la révélation,
la Chine livre ses trésors au monde. Les grandes expositions
internationales se succèdent. Les découvertes se multiplient.
La célèbre armée de Qin Shi Huangdi, le Premier
Empereur, devient la vitrine de cette nouvelle politique. Du fleuve
Jaune au fleuve Bleu, du Nord au Sud, la Chine des origines se révèle,
une et multiple, ouverte et repliée, princière et
quotidienne.
Corinne Debaine-Francfort, archéologue et sinologue,
nous entraîne au cur de cette Chine éternelle :
des origines (environ 6 000 ans av. J.-C.) jusqu'à l'empire
des Han au IIIe siècle dont la gloire et la puissance égalèrent
celles de l'empire romain.
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Muriel Détrie
France-Chine.
Quand deux mondes se rencontrent |
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| Collection « Découvertes Gallimard »
[2004] |
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Pékin, 1687 : les premiers missionnaires
jésuites envoyés par Louis XIV arrivent à la
cour de l'empereur Kangxi. De ces contacts naissent tout à
la fois une curiosité intellectuelle réciproque et
des échanges artistiques féconds. L'impérialisme
du XIXe siècle change la donne : tandis que des enclaves
françaises se créent au cur des villes chinoises,
à Shanghai notamment, des violences, tel le sac du palais
d'Été en 1860, ruinent tout dialogue culturel. Avec
les mouvements réformistes chinois du début du XXe
siècle apparaît l'image d'une France mère de
la révolution, « patrie du droit et de la justice »
qui, en accueillant ouvriers et étudiants, les initie à
la lutte politique. Une influence qui trouvera sa réciproque
dans l'adhésion des « maoïstes »
français à la Révolution culturelle. Aujourd'hui,
à la faveur de l'ouverture de la Chine, de nouvelles formes
de relations s'inventent : partenariats, métissages,
chassés-croisés, qui témoignent d'une fascination
mutuelle durable.
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Pierre-Antoine Donnet
Tibet mort ou vif |
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| Collection « Folio actuel »
[1990], Nouvelle édition augmentée en 1993 |
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Tibet magique, Tibet martyr. L'une des tragédies
de la fin du XXe siècle se joue actuellement au Pays des
Neiges. Depuis son invasion par la Chine en 1950, le Tibet est asservi
et colonisé. Pour rompre le silence, Tibet mort ou vif
veut d'abord informer. Recueillis auprès des protagonistes
tibétains aussi bien que chinois, une multitude de témoignages
inédits et de documents exclusifs offrent un regard neuf
sur ce choc de deux grandes civilisations dont les répercussions
sont incalculables. Chef spirituel et temporel de six millions de
Tibétains, le dalaï-lama, prix Nobel de la paix 1989,
y exprime son parti pris de tolérance et de non-violence.
Avant qu'il ne soit trop tard...
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Étiemble
L'Europe chinoise |
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| Collection « Bibliothèque
des Idées » [1988] |
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Cette Europe chinoise « tente de
montrer tout ce que les rapports de missions en Chine ont apporté
à l'Europe en fait de connaissances sur les techniques, la
pensée, les arts de la Chine, puis comment, au XVIIIe siècle,
l'engouement pour les chinoiseries et la découverte de la
musique, du théâtre chinois et de certains aspects
de la science sinique n'empêche pas l'Europe de virer à
une sinophobie déjà perceptible chez Montesquieu et
qui trouvera son plein accomplissement avec certains philosophes
des "lumières", précurseurs de ces canonnières
qui allaient coloniser cyniquement l'Empire qui avait si durablement
enrichi la pensée, les sciences et les arts de cette Europe
ingrate. »
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Du même
auteur :
Quarante ans de mon maoïsme (1934-1974)
Collection « Blanche »
[1976]
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Jacques Gernet
L'Intelligence de la Chine.
Le social et le mental
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| Collection « Bibliothèque
des Histoires » [1994] |
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Même s'il existe des constantes qui tiennent
aux caractères fondamentaux et les plus durables de chaque
civilisation, la thèse de l'immobilisme chinois est trop
absurde pour qu'on s'attache à la réfuter. Nous ne
connaissons bien que ce qui nous touche de près : notre
univers d'Occident. La civilisation chinoise inviterait sans doute
à d'autres conceptions du religieux, de l'économique,
du social et du politique. Mais, elle souffre d'un redoutable handicap :
à peu près ignorée même dans ses aspects
les plus élémentaires, elle présente à
ceux qui l'abordent les plus redoutables obstacles en raison de
ses singularités, des difficultés de sa langue écrite,
de sa richesse, de son évolution et des ruptures qu'elle
a connues au cours de trois millénaires et demi. Aucune étude
n'invite autant à la modestie.
L'auteur a réuni ici des textes parus entre 1955
et 1992. Ils touchent à des aspects divers et à divers
moments de cette longue histoire. Leur intérêt n'est
pas simplement celui de la connaissance d'un univers exotique :
dans la mesure même où diffèrent toutes nos
références et l'histoire dont nous sommes les héritiers,
ils nous concernent directement.
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Denis Hiault
Hong Kong, rendez-vous chinois |
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| Collection « Découvertes Gallimard »
[1997] |
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Vaincue après la guerre de l'opium, la dynastie
des Qing est contrainte d'ouvrir son territoire au commerce occidental
et cède, en 1848, à la couronne britannique un îlot
désert : Hong Kong. Vite agrandi de Kowloon et des Nouveaux
Territoires, le « rocher stérile »
est devenu, six générations de réfugiés
chinois et de « diables étrangers »
plus tard, l'un des quatre dragons asiatiques, la seconde place
financière d'Asie, le lieu de l'argent-roi et du profit.
En 1984, la Grande-Bretagne et la Chine signent la Déclaration
conjointe qui rétrocède, à l'expiration du
bail de 99 ans des Nouveaux Territoires le 30 juin 1997 ,
le territoire de Hong Kong à la Chine...
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Claude Hudelot
La Longue Marche vers la Chine moderne |
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| Collection « Découvertes Gallimard »
[1973]. Nouvelle édition en 2003 |
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10 octobre 1911 : la République de Chine
est proclamée, et le dernier empereur, Pu Yi, est détrôné
l'année suivante. Le Guomindang, parti nationaliste dirigé
par Jiang Jeshi à partir de 1925, et le Parti communiste
chinois, dont Mao va devenir l'un des leaders, sont d'abord alliés
pour consolider la jeune république. Mais lorsque les « Blancs »
de Jiang Jeshi tirent sur les « Rouges » pour
mettre fin à une grève, c'est la rupture. Désormais,
Jiang Jeshi et Mao Zedong vont se disputer le pouvoir. Jiang et
les Blancs sont les plus forts, Mao et les Rouges les plus résolus.
En octobre 1934, les Rouges sont aux abois et leur seul salut est
la fuite en avant. Ce sera la Longue Marche. Les communistes accompliront
un périple de douze mille kilomètres : une lutte
quotidienne pour survivre, un cauchemar permanent sous le feu des
Blancs, de la province du Jiangxi aux plaines du Shaanxi.
Claude Hudelot donne un souffle épique à
cet événement historique majeur, à l'origine
de la proclamation de la République populaire de Chine le
1er octobre 1949.
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Liu Binyan
Le Cauchemar des Mandarins rouges |
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Traduit du chinois par Jean-Philippe Béja
Collection « Au vif du sujet » [1989] |
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Né en 1925, Liu Binyan est sans conteste le
plus grand journaliste chinois. Non pas un zélé propagandiste,
non pas un plumitif du Parti, mais un authentique reporter. Corruption,
abus de pouvoir, répression, détresse et solitude :
offrant un regard lucide et critique de l'intérieur, ses
enquêtes ne taisent rien des contradictions de la société
chinoise sous le pouvoir communiste.
Ce parti pris de vérité lui a coûté
vingt-deux ans de persécution. Dénoncé comme
« droitier » en 1957, exclu du Parti communiste,
vilipendé sous la Révolution culturelle, envoyé
en « rééducation » à
la campagne, condamné aux travaux forcés, séparé
de sa famille, il ne sera réhabilité qu'en 1979. Devenu
alors « correspondant spécial » au
Quotidien du Peuple, adulé par ses lecteurs, il luttera
pour une démocratisation du régime, en dénonçant
de plus belle les bureaucrates qui entravent la marche des réformes.
Ce qui lui vaudra, en 1987, une seconde exclusion du Parti et la
perte de son emploi.
Mêlant l'émotion au réalisme, l'humour
à la dénonciation, les récits de Liu Binyan
nous font partager les aventures d'intellectuels idéalistes,
de paysans misérables ou enrichis, de cadres corrompus ou
déchirés, de victimes de la répression maoïste...
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Françoise Pommaret
Le Tibet, une civilisation blessée |
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| Collection « Découvertes Gallimard »
[2002] |
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Quand on prononce le mot Tibet, les images s'enchevêtrent
dans un kaléidoscope d'idées reçues et d'instantanés
du réel : paysages austères et somptueux, sommets
enneigés, lamas et monastères, cavaliers et, bien
sûr, Tintin. L'actualité et l'intérêt
grandissant pour le bouddhisme tibétain imposent leurs images :
le dalaï-lama et son sourire éclatant, les jeunes Tibétains
en exil, de tristes villes nouvelles, la présence permanente
des Chinois immigrés, soldats, boutiquiers prospères
, le palais du Potala et l'immense place sur laquelle se dresse
maintenant un monument de 37 mètres de haut à la gloire
de « l'armée populaire de libération ».
En remontant aux racines culturelles des Tibétains,
depuis le temps des rois et des conquêtes, et en donnant des
clés religieuses et historiques, Françoise Pommaret
permet de mieux comprendre ce pays fascinant, « si voisin
du ciel » et « où toujours sont retournés
ceux qui l'avaient une fois entrevu ».
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Claude Roy
Sur la Chine |
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| Collection « Idées »
[1979] |
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En 1952, la Chine n'est encore ni connue, ni reconnue,
lorsque Claude Roy publie Clefs pour la Chine. En 1966, dès
les premières heures de la Révolution culturelle,
Claude Roy pressent le désastre qui va accabler la Chine,
désastre dont peuple et dirigeants reconnaissent aujourd'hui
l'ampleur. Livre d'amitié lucide et informée pour
une culture et un peuple que l'auteur aime beaucoup et connait bien.
Sur la Chine s'ouvre par un vaste panorama de la terre et
des hommes et s'achève par le journal d'un retour en Chine.
À l'heure où l'« Empire du Milieu »
a cessé enfin d'être l'Empire des Illusions et l'Empire
du Pire, Claude Roy nous donne à vivre la Chine des vivants.
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Du même
auteur :
Clefs pour la Chine
Hors Série
Connaissance [1953]
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Robert Van Gulik
La Vie sexuelle dans la Chine ancienne |
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| Collections « Bibliothèque
des Histoires » et « Tel » [1971] |
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« Van Gulik propose une synthèse
sur les techniques sexuelles, le sentiment de l'amour, les comportements
privilégiés, les aberrations ou singularités,
la prostitution, les estampes, etc., à travers les vicissitudes
de l'histoire, des origines à 1644, date à laquelle
les Mandchous s'installèrent à Pékin pour y
imposer un puritanisme plus rigoureux encore que celui des confucéens...
Intéressant au premier chef comme document de
sexologie et d'anthropologie, l'essai de Van Gulik (traité
de médecine joint à une morale de l'innocence charnelle)
peut aussi nous aider à triompher de cette malédiction
comme de cet érotisme transgresseur et sanieux dont Bataille
serait chez nous le grand prêtre. » Étiemble.
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Et aussi...
Jan Myrdal. La
Route de la soie. Voyage dans les
provinces chinoises du Nord-Ouest, Sinkiang et Kansou
Victor Sidane.
Le
Printemps de Pékin. Oppositions
démocratiques en Chine (Novembre 1978 - Mars 1980)
Frederic Tuten.
Les
Aventures de Mao pendant la longue marche |
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PHILOSOPHIE-RELIGIONS-SPIRITUALITÉS |
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Jean Boisselier
La Sagesse du bouddha |
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| Collection « Découvertes Gallimard »
[1993] |
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Au VIe siècle av. J.-C., un prince originaire
du nord de l'Inde quitte parents et fortune pour tenter de trouver
une réponse à l'universelle énigme de la souffrance
et de la mort. Siddhârta Gautama va devenir l'« Éveillé » :
le Bouddha, le Bienheureux qui apporte la Bonne Loi à des
millions d'êtres humains. Son enseignement montre que, par
l'abstention de tout péché et la pratique de la méditation,
les adeptes parviendront à la juste connaissance qui les
conduira au nirvâna, état de sérénité
suprême. Il sera l'initiateur d'une religion qui, depuis deux
mille cinq cents ans, s'adapte aux populations, aux régions,
aux cultures et aux climats.
Entre l'histoire et la légende, Jean Boisselier,
indianiste et historien de l'art, déroule la vie de Celui
qui voulut libérer les hommes et dont la doctrine éclaire
aujourd'hui près de la moitié de l'humanité.
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Collectif
Philosophes taoïstes |
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Tome I : édité et traduit
du chinois par Benedykt Grynpas et Liou Kia-Hway
Tome II : édition publiée sous la direction de
Charles Le Blanc et de Rémi Mathieu, trad. du chinois par Bai
Gang, Anne Cheng, Charles Le Blanc, Jean Levi, Jean Marchand, Rémi
Mathieu, Nathalie Pham-Miclot et Chantal Zheng
Collection « Bibliothèque de la Pléiade »
[1980] |
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Tome I : « L'ouvrage réunit les
trois grands textes des "pères fondateurs" de la
philosophie taoïste, Lao-tseu, Tchouang-tseu et Lie-tseu, à
partir des traductions soigneusement revues, assorties d'un "répertoire"
général. C'est la somme, de haute tenue littéraire,
d'une démarche de la pensée sans équivalent
dans les cultures occidentales, désormais bien commun de
la philosophie universelle. » André
Lévy.
Tome II : le Huainan zi est dû à
Liu An, prince de Huainan et petit-fils du fondateur de la dynastie
Han. Somme philosophique autant que politique, il se présente
comme un ensemble de traités sapientiaux ayant pour fond
le tableau vivant de la société des Han. Tout en donnant
une idée aussi complète que juste d'une époque
et d'une culture qui marquèrent profondément l'empire
de Chine, il vise à servir les hommes dans leur aspiration
à s'élever vers la sagesse. Il s'agit en fait de présenter
sous un angle nouveau des connaissances déjà anciennes,
de montrer que tout savoir se place sous le signe du tao et que
l'interrogation sur le tao est préalable à toute autre.
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Danielle Elisseeff
Confucius |
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| Collection « Découvertes Gallimard »
[2003] |
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Nous connaissons tous Confucius. Et pourtant, s'il
fallait faire son portrait-robot, personne ne serait capable de
lui donner son vrai visage : aucun vestige tangible, aucune
trace écrite de sa main ne subsiste. Son fantôme tutélaire
n'en survit pas moins à toutes les révolutions et
l'écho de son verbe, conservé dans les Entretiens
réunis par les élèves de ses disciples, retentit
encore aujourd'hui. Ses admirateurs saluent en lui le créateur
de l'humanisme chinois. Ses détracteurs le tournent en ridicule,
dénonçant son obsession surannée des rituels
vides et castrateurs. Car un abîme sépare la personnalité
d'un maître sans nul doute charismatique, et les rigidités
comportementales tirées de ses enseignements, qui connaissent
plus de 2 500 ans de commentaires et d'adaptation à
la vie sociale et politique.
Danielle Elisseeff part sur les traces de ce sage élevé
au rang de héros, parfois de dieu, et retrace l'évolution
du confucianisme, composante indéracinable de la culture
chinoise.
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Michel Strickmann
Mantras et mandarins
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| Collection « Bibliothèque
des Sciences humaines » [1996] |
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Mantras et mandarins est le second volet d'une
uvre de recherche de plus de trente ans, qui a débuté
avec l'étude du taoïsme millénariste chinois,
pour se poursuivre avec celle de la médecine magique, de
la poésie et des traditions prophétiques en Chine
ancienne.
L'auteur s'attache ici à recréer les formes
les plus ésotériques du bouddhisme à travers
la lecture de ses traditions vivantes au Japon, en en retraçant
le cheminement historique, littéraire, rituel et iconographique
dans la Chine médiévale, depuis sa transmission indienne
à partir de textes apocryphes.
Dans cette synthèse, qui s'appuie sur une immense
érudition autant que sur une méthode d'observation
ethnologique directe, Michel Strickmann redéfinit les formes
du bouddhisme tantrique au confluent du rituel et de l'histoire
de l'art, après avoir réuni et traduit des textes
peu étudiés et rares sur les pratiques tantriques
à travers l'Inde, la Chine, le Tibet et le Japon.
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Tang Zhen
Écrits d'un sage encore inconnu
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| Collection « Connaissance de L'Orient,
série chinoise » [1991] |
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Tang Zhen (1630-1704) est l'un des philosophes et écrivains
éminents du XVIIe siècle chinois. Sa jeunesse coïncida
avec une des périodes les plus sombres et les plus dramatiques
de l'histoire chinoise : l'effondrement de la dynastie Ming
et la venue au pouvoir des Mandchous. Après une brève
carrière officielle (il est sous-préfet au Shanxi
en 1671), il redevient simple particulier et vit jusqu'à
sa mort dans la misère ; il n'entretient de contacts
qu'avec de rares savants de l'époque. En revanche, dans son
isolement, il consacre trente ans à la rédaction d'un
seul grand ouvrage, le Qianshu ou Écrits d'un sage
encore inconnu, qui comprend deux groupes d'essais : sur
la sagesse, et sur la mise en ordre du monde. Il y rassemble et
y condense, dans un style remarquable, les pensées, jugements
et réflexions de toute une vie axée sur le perfectionnement
moral, l'aspiration à la vérité et à
la sérénité. Tempérament entier et intègre,
soucieux d'application pratique, il aborde tous les sujets fondamentaux
de l'éthique, de la politique, de la philosophie.
Longtemps ignoré dans son pays, il n'a été
redécouvert qu'au milieu de ce siècle, et sa critique
violente de l'absolutisme l'a rendu célèbre. Ses pages
passionnées, où la réflexion abstraite se mêle
à d'innombrables exemples réalistes, sont attachantes,
émouvantes : on y voit un esprit à l'uvre
face au monde.
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Et
aussi...
Jorge Luis Borges, Alicia Jurado.
Qu'est-ce
que le bouddhisme ?
Ananda K. Coomaraswamy. Hindouisme
et bouddhisme
Collectif. Histoire
de la philosophie I, vol. 1.
La Philosophie chinoise des origines au XVIIe siècle
Histoire
de la philosophie III, vol. 2.
La Philosophie de la Chine moderne
Histoire
des religions I, vol. 2.
Les Religions de salut en Extrême-Orient
Histoire
des religions III, vol. 1.
Les Religions de salut en Extrême-Orient
Confucius. Les
Entretiens
William Dessaint, Avòunado Ngwâma.
Au
sud des nuages
Ge Hong. La
Voie des divins immortels
Jacques Gernet.
Chine
et christianisme
Lao-tseu. Tao-tö
king
Lie-tseu. Le
Vrai Classique du vide parfait
Liu Shao. Traité
des caractères
Henri Maspero.
Le
Taoïsme et les religions chinoises
Nyoshül Khen Rinpoché (Jamyang Dorjé).
Le
Chant d'illusion
Tchouang-tseu. uvres
complètes
Wang Chong. Discussions
critiques
Max Weber.
Confucianisme
et taoïsme |
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