La Chine à l'enseigne de la Nrf
Clefs pour la Chine

  Des essais et des documents d'actualité pour mieux connaître la civilisation chinoise et apprécier les richesses de ce pays en pleine mutation

  • Histoire-Politique  
  • Philosophie-Religions-Spiritualités

       

HISTOIRE-POLITIQUE

         
     
Anonymes
Le Tremblement de terre de Pékin
Traduit du chinois par Jean-Philippe Béja, Michel Bonnin et Alain Peyraube.
Collection « Au vif du sujet » [1991]
  Mai 1989, Pékin, place Tian'anmen : devant des journalistes du monde entier, des étudiants chinois dévoilent une immense statue baptisée « déesse de la démocratie ». Au cœur le plus sacré de la capitale de la plus ancienne civilisation de notre planète, une révolution non violente rajeunit les idéaux de la bicentenaire que l'on célèbre alors, sous nos cieux, dans une atmosphère alanguie. Mais, le 4 juin, c'est le massacre, les chars, la loi martiale, la répression. Et, depuis, l'oubli.
  Tracts, dazibaos, poèmes, discours, interviews, slogans : près de cent cinquante documents chinois sont ici, pour la première fois, intégralement traduits, présentés et commentés. En 1989 et 1990, les auteurs se sont rendus à Pékin, Shanghai, Hong Kong et Taiwan, rassemblant des textes inédits, recueillant des témoignages de première main, enquêtant auprès des principaux acteurs du mouvement, avant de longuement interviewer à Paris les dirigeants de la Fédération pour la démocratie en Chine (F.D.C.).
  Ravivant un événement passé qui, demain, se révélera fondateur, ce livre illustre l'ancienneté de l'aspiration démocratique chinoise. « Pour amorcer un vrai retour au réel, n'écoutons plus les pontifes de la Realpolitik, écoutons enfin les Chinois, écrit le sinologue Simon Leys dans sa préface. C'est la chance que nous offre ce livre - saisissez-la. »
       
     
Étienne Balazs
La Bureaucratie céleste
Collections « Bibliothèque des Sciences humaines » et « Tel » [1968]
  Étienne Balazs dispersa pendant vingt ans dans de savantes publications anglo-saxonnes, allemandes et surtout françaises les résultats d'une recherche dont l'extraordinaire variété ne masque pas l'unité du thème : la permanence du mandarinat, les mécanismes d'une société bureaucratique, les inerties et les transformations des institutions, la théorie politique et la pratique administrative, les caractères originaux de la vie commerciale et industrielle, les formes spécifiques de la protestation dans un système social frappé d'immobilisme.
       
     
Gilles Béguin, Dominique Morel
La Cité interdite des fils du ciel
Collection « Découvertes Gallimard » [1996]
  En 1405, Yongle, troisième empereur des Ming, décide de transférer sa capitale de Nankin à Pékin et d'y édifier le centre du pouvoir. La Cité pourpre interdite sera un ensemble colossal de palais, une véritable ville dans la ville. Son dessin même reflète le pouvoir absolu et le rôle cosmique de l'empereur, Fils du Ciel. Pendant cinq siècles, la Cité interdite, où la dynastie mandchoue s'installe à son tour en 1644, reste le centre sacré de l'empire du Milieu. Cinq siècles durant lesquels, en dépit des changements politiques, des évolutions de la société, des bouleversements de l'histoire, la vie dans la Cité interdite demeure immuablement réglée sur un modèle qui semble défier le temps.
  Gilles Béguin nous donne les clefs de ce labyrinthe prodigieux qui est comme un calque apposé sur le destin même de la Chine millénaire.
       
     
Lucien Bianco
Les Origines de la révolution chinoise (1915-1949)
Collections « Idées » et « Folio Histoire » [1967]
  « 1789, 1917, 1949 : de ces trois dates, la dernière n'est pas la moins importante. Elle est, de surcroît, liée de façon plus directe aux préoccupations de l'homme de la seconde moitié du XXe siècle. Ainsi la signification universelle de la révolution chinoise et l'importance pratique qu'elle revêt pour les contemporains retiennent-elles dès l'abord. Mais la révolution chinoise est l'aboutissement d'une histoire singulière. On s'exposerait aux plus graves contresens en abordant directement son étude comme si elle constituait le type même de révolution de notre époque : la révolution dans un pays colonial (ou semi-colonial) sous-développé.
Si le lecteur ne sait rien du contexte historique (au niveau le plus humble : connaissance des dates, des événements), s'il ignore tout des caractéristiques fondamentales de la civilisation chinoise, des considérations abstraites ne serviront qu'à le tromper, à lui donner l'illusion de savoir et la tentation de généraliser. »
       
     
Cheng Yingxiang
Dégel de l'intelligence en Chine (1976-1989)
Traduit du chinois par l'auteur. Avec la collaboration de Claude Cadart
Collection « Témoins » [2004]
  Quand les chars de l'Armée tirent sur le peuple de Pékin le 4 juin 1989, ce n'est pas seulement le mouvement de contestation de l'ordre bureaucratique qu'ils abattent, au terme de cinquante jours de montée en puissance. Pas seulement l'espoir qui s'était levé place Tiananmen qu'ils liquident : c'est aussi le mouvement de libération de la pensée qui avait commencé dès 1976, au lendemain de la mort de Mao. Quatorze de ses acteurs, et non des moindres, témoignent ici avec autant de franchise que de lucidité. Ils montrent l'acharnement avec lequel une intelligentsia réveillée, mais liée au Pouvoir, s'est battue contre ce Pouvoir pour parvenir à revitaliser toute la société. Ils montrent aussi les relations ambiguës de cette intelligentsia avec la contestation étudiante et populaire du printemps 1989 et les tristes conditions dans lesquelles a pris fin, inachevée, cette renaissance culturelle.
  Chinoise devenue française depuis longtemps, Cheng Yingxiang a pu interroger à chaud ces quatorze témoins, théoriciens ou philosophes, poètes, écrivains ou journalistes, politologues et sociologues, grands scientifiques. Autant de personnalités, autant de points de vue polémiques, parfois contradictoires, autant de témoignages enfin que l'auteur a redistribués dans un ordre à la fois chronologique et thématique, le lecteur se trouvant ainsi introduit au cœur même de cette période clé de l'histoire de la Chine.
  Loin de l'image figée et uniforme qu'on a pu en avoir, la Chine qui pense se dessine ici multiple, « dégelée », en un mot vivante.
  Du même auteur :  
  L'Envol du communisme en Chine
. Mémoires de Peng Shuzhi
  Collection « Témoins » [1983]
       
     
Corinne Debaine-Francfort
La Redécouverte de la Chine ancienne
Collection « Découvertes Gallimard » [1998]

  Au début du siècle, la Chine s'ouvre au monde : choc des cultures, rencontre de l'Orient et de l'Occident. Tous les grands noms de la science occidentale se retrouvent à Pékin, « capitale pensante de la Chine ». À cette époque héroïque de l'archéologie succèdent le désordre, le chaos politique. Après la proclamation de la République populaire de Chine en 1949, et jusqu'en 1973, l'archéologie chinoise connaît une période d'ombre et de repli. Puis, c'est la révélation, la Chine livre ses trésors au monde. Les grandes expositions internationales se succèdent. Les découvertes se multiplient. La célèbre armée de Qin Shi Huangdi, le Premier Empereur, devient la vitrine de cette nouvelle politique. Du fleuve Jaune au fleuve Bleu, du Nord au Sud, la Chine des origines se révèle, une et multiple, ouverte et repliée, princière et quotidienne.
  Corinne Debaine-Francfort, archéologue et sinologue, nous entraîne au cœur de cette Chine éternelle : des origines (environ 6 000 ans av. J.-C.) jusqu'à l'empire des Han au IIIe siècle dont la gloire et la puissance égalèrent celles de l'empire romain.

       
     
Muriel Détrie
France-Chine. Quand deux mondes se rencontrent
Collection « Découvertes Gallimard » [2004]

  Pékin, 1687 : les premiers missionnaires jésuites envoyés par Louis XIV arrivent à la cour de l'empereur Kangxi. De ces contacts naissent tout à la fois une curiosité intellectuelle réciproque et des échanges artistiques féconds. L'impérialisme du XIXe siècle change la donne : tandis que des enclaves françaises se créent au cœur des villes chinoises, à Shanghai notamment, des violences, tel le sac du palais d'Été en 1860, ruinent tout dialogue culturel. Avec les mouvements réformistes chinois du début du XXe siècle apparaît l'image d'une France mère de la révolution, « patrie du droit et de la justice » qui, en accueillant ouvriers et étudiants, les initie à la lutte politique. Une influence qui trouvera sa réciproque dans l'adhésion des « maoïstes » français à la Révolution culturelle. Aujourd'hui, à la faveur de l'ouverture de la Chine, de nouvelles formes de relations s'inventent : partenariats, métissages, chassés-croisés, qui témoignent d'une fascination mutuelle durable.

       
       
Pierre-Antoine Donnet
Tibet mort ou vif
Collection « Folio actuel » [1990], Nouvelle édition augmentée en 1993

  Tibet magique, Tibet martyr. L'une des tragédies de la fin du XXe siècle se joue actuellement au Pays des Neiges. Depuis son invasion par la Chine en 1950, le Tibet est asservi et colonisé. Pour rompre le silence, Tibet mort ou vif veut d'abord informer. Recueillis auprès des protagonistes tibétains aussi bien que chinois, une multitude de témoignages inédits et de documents exclusifs offrent un regard neuf sur ce choc de deux grandes civilisations dont les répercussions sont incalculables. Chef spirituel et temporel de six millions de Tibétains, le dalaï-lama, prix Nobel de la paix 1989, y exprime son parti pris de tolérance et de non-violence. Avant qu'il ne soit trop tard...

       
       
Étiemble
L'Europe chinoise
Collection « Bibliothèque des Idées » [1988]

  Cette Europe chinoise « tente de montrer tout ce que les rapports de missions en Chine ont apporté à l'Europe en fait de connaissances sur les techniques, la pensée, les arts de la Chine, puis comment, au XVIIIe siècle, l'engouement pour les chinoiseries et la découverte de la musique, du théâtre chinois et de certains aspects de la science sinique n'empêche pas l'Europe de virer à une sinophobie déjà perceptible chez Montesquieu et qui trouvera son plein accomplissement avec certains philosophes des "lumières", précurseurs de ces canonnières qui allaient coloniser cyniquement l'Empire qui avait si durablement enrichi la pensée, les sciences et les arts de cette Europe ingrate. »

  Du même auteur :  
  Quarante ans de mon maoïsme (1934-1974)

  Collection « Blanche » [1976]
       
       
Jacques Gernet
L'Intelligence de la Chine. Le social et le mental
Collection « Bibliothèque des Histoires » [1994]

  Même s'il existe des constantes qui tiennent aux caractères fondamentaux et les plus durables de chaque civilisation, la thèse de l'immobilisme chinois est trop absurde pour qu'on s'attache à la réfuter. Nous ne connaissons bien que ce qui nous touche de près : notre univers d'Occident. La civilisation chinoise inviterait sans doute à d'autres conceptions du religieux, de l'économique, du social et du politique. Mais, elle souffre d'un redoutable handicap : à peu près ignorée même dans ses aspects les plus élémentaires, elle présente à ceux qui l'abordent les plus redoutables obstacles en raison de ses singularités, des difficultés de sa langue écrite, de sa richesse, de son évolution et des ruptures qu'elle a connues au cours de trois millénaires et demi. Aucune étude n'invite autant à la modestie.
  L'auteur a réuni ici des textes parus entre 1955 et 1992. Ils touchent à des aspects divers et à divers moments de cette longue histoire. Leur intérêt n'est pas simplement celui de la connaissance d'un univers exotique : dans la mesure même où diffèrent toutes nos références et l'histoire dont nous sommes les héritiers, ils nous concernent directement.

       
     
Denis Hiault
Hong Kong, rendez-vous chinois
Collection « Découvertes Gallimard » [1997]

  Vaincue après la guerre de l'opium, la dynastie des Qing est contrainte d'ouvrir son territoire au commerce occidental et cède, en 1848, à la couronne britannique un îlot désert : Hong Kong. Vite agrandi de Kowloon et des Nouveaux Territoires, le « rocher stérile » est devenu, six générations de réfugiés chinois et de « diables étrangers » plus tard, l'un des quatre dragons asiatiques, la seconde place financière d'Asie, le lieu de l'argent-roi et du profit. En 1984, la Grande-Bretagne et la Chine signent la Déclaration conjointe qui rétrocède, à l'expiration du bail de 99 ans des Nouveaux Territoires — le 30 juin 1997 —, le territoire de Hong Kong à la Chine...

       
     
Claude Hudelot
La Longue Marche vers la Chine moderne
Collection « Découvertes Gallimard » [1973]. Nouvelle édition en 2003

  10 octobre 1911 : la République de Chine est proclamée, et le dernier empereur, Pu Yi, est détrôné l'année suivante. Le Guomindang, parti nationaliste dirigé par Jiang Jeshi à partir de 1925, et le Parti communiste chinois, dont Mao va devenir l'un des leaders, sont d'abord alliés pour consolider la jeune république. Mais lorsque les « Blancs » de Jiang Jeshi tirent sur les « Rouges » pour mettre fin à une grève, c'est la rupture. Désormais, Jiang Jeshi et Mao Zedong vont se disputer le pouvoir. Jiang et les Blancs sont les plus forts, Mao et les Rouges les plus résolus. En octobre 1934, les Rouges sont aux abois et leur seul salut est la fuite en avant. Ce sera la Longue Marche. Les communistes accompliront un périple de douze mille kilomètres : une lutte quotidienne pour survivre, un cauchemar permanent sous le feu des Blancs, de la province du Jiangxi aux plaines du Shaanxi.
  Claude Hudelot donne un souffle épique à cet événement historique majeur, à l'origine de la proclamation de la République populaire de Chine le 1er octobre 1949.

       
     
Liu Binyan
Le Cauchemar des Mandarins rouges
Traduit du chinois par Jean-Philippe Béja
Collection « Au vif du sujet » [1989]

  Né en 1925, Liu Binyan est sans conteste le plus grand journaliste chinois. Non pas un zélé propagandiste, non pas un plumitif du Parti, mais un authentique reporter. Corruption, abus de pouvoir, répression, détresse et solitude : offrant un regard lucide et critique de l'intérieur, ses enquêtes ne taisent rien des contradictions de la société chinoise sous le pouvoir communiste.
  Ce parti pris de vérité lui a coûté vingt-deux ans de persécution. Dénoncé comme « droitier » en 1957, exclu du Parti communiste, vilipendé sous la Révolution culturelle, envoyé en « rééducation » à la campagne, condamné aux travaux forcés, séparé de sa famille, il ne sera réhabilité qu'en 1979. Devenu alors « correspondant spécial » au Quotidien du Peuple, adulé par ses lecteurs, il luttera pour une démocratisation du régime, en dénonçant de plus belle les bureaucrates qui entravent la marche des réformes. Ce qui lui vaudra, en 1987, une seconde exclusion du Parti et la perte de son emploi.
  Mêlant l'émotion au réalisme, l'humour à la dénonciation, les récits de Liu Binyan nous font partager les aventures d'intellectuels idéalistes, de paysans misérables ou enrichis, de cadres corrompus ou déchirés, de victimes de la répression maoïste...

       
     
Françoise Pommaret
Le Tibet, une civilisation blessée
Collection « Découvertes Gallimard » [2002]

  Quand on prononce le mot Tibet, les images s'enchevêtrent dans un kaléidoscope d'idées reçues et d'instantanés du réel : paysages austères et somptueux, sommets enneigés, lamas et monastères, cavaliers et, bien sûr, Tintin. L'actualité et l'intérêt grandissant pour le bouddhisme tibétain imposent leurs images : le dalaï-lama et son sourire éclatant, les jeunes Tibétains en exil, de tristes villes nouvelles, la présence permanente des Chinois — immigrés, soldats, boutiquiers prospères —, le palais du Potala et l'immense place sur laquelle se dresse maintenant un monument de 37 mètres de haut à la gloire de « l'armée populaire de libération ».
  En remontant aux racines culturelles des Tibétains, depuis le temps des rois et des conquêtes, et en donnant des clés religieuses et historiques, Françoise Pommaret permet de mieux comprendre ce pays fascinant, « si voisin du ciel » et « où toujours sont retournés ceux qui l'avaient une fois entrevu ».

       
       
Claude Roy
Sur la Chine
Collection « Idées » [1979]

  En 1952, la Chine n'est encore ni connue, ni reconnue, lorsque Claude Roy publie Clefs pour la Chine. En 1966, dès les premières heures de la Révolution culturelle, Claude Roy pressent le désastre qui va accabler la Chine, désastre dont peuple et dirigeants reconnaissent aujourd'hui l'ampleur. Livre d'amitié lucide et informée pour une culture et un peuple que l'auteur aime beaucoup et connait bien. Sur la Chine s'ouvre par un vaste panorama de la terre et des hommes et s'achève par le journal d'un retour en Chine. À l'heure où l'« Empire du Milieu » a cessé enfin d'être l'Empire des Illusions et l'Empire du Pire, Claude Roy nous donne à vivre la Chine des vivants.

  Du même auteur :  
  Clefs pour la Chine

  Hors Série Connaissance [1953]
       
     
Robert Van Gulik
La Vie sexuelle dans la Chine ancienne
Collections « Bibliothèque des Histoires » et « Tel » [1971]

  « Van Gulik propose une synthèse sur les techniques sexuelles, le sentiment de l'amour, les comportements privilégiés, les aberrations ou singularités, la prostitution, les estampes, etc., à travers les vicissitudes de l'histoire, des origines à 1644, date à laquelle les Mandchous s'installèrent à Pékin pour y imposer un puritanisme plus rigoureux encore que celui des confucéens...
  Intéressant au premier chef comme document de sexologie et d'anthropologie, l'essai de Van Gulik (traité de médecine joint à une morale de l'innocence charnelle) peut aussi nous aider à triompher de cette malédiction comme de cet érotisme transgresseur et sanieux dont Bataille serait chez nous le grand prêtre.
 » Étiemble.

       
        Et aussi...
Jan Myrdal. La Route de la soie. Voyage dans les provinces chinoises du Nord-Ouest, Sinkiang et Kansou
Victor Sidane. Le Printemps de Pékin. Oppositions démocratiques en Chine (Novembre 1978 - Mars 1980)
Frederic Tuten. Les Aventures de Mao pendant la longue marche
       
        PHILOSOPHIE-RELIGIONS-SPIRITUALITÉS
       
     
Jean Boisselier
La Sagesse du bouddha
Collection « Découvertes Gallimard » [1993]

  Au VIe siècle av. J.-C., un prince originaire du nord de l'Inde quitte parents et fortune pour tenter de trouver une réponse à l'universelle énigme de la souffrance et de la mort. Siddhârta Gautama va devenir l'« Éveillé » : le Bouddha, le Bienheureux qui apporte la Bonne Loi à des millions d'êtres humains. Son enseignement montre que, par l'abstention de tout péché et la pratique de la méditation, les adeptes parviendront à la juste connaissance qui les conduira au nirvâna, état de sérénité suprême. Il sera l'initiateur d'une religion qui, depuis deux mille cinq cents ans, s'adapte aux populations, aux régions, aux cultures et aux climats.
  Entre l'histoire et la légende, Jean Boisselier, indianiste et historien de l'art, déroule la vie de Celui qui voulut libérer les hommes et dont la doctrine éclaire aujourd'hui près de la moitié de l'humanité.

       
     
Collectif
Philosophes taoïstes
Tome I : édité et traduit du chinois par Benedykt Grynpas et Liou Kia-Hway
Tome II : édition publiée sous la direction de Charles Le Blanc et de Rémi Mathieu, trad. du chinois par Bai Gang, Anne Cheng, Charles Le Blanc, Jean Levi, Jean Marchand, Rémi Mathieu, Nathalie Pham-Miclot et Chantal Zheng
Collection « Bibliothèque de la Pléiade » [1980]

  Tome I : « L'ouvrage réunit les trois grands textes des "pères fondateurs" de la philosophie taoïste, Lao-tseu, Tchouang-tseu et Lie-tseu, à partir des traductions soigneusement revues, assorties d'un "répertoire" général. C'est la somme, de haute tenue littéraire, d'une démarche de la pensée sans équivalent dans les cultures occidentales, désormais bien commun de la philosophie universelle. »  André Lévy.
  Tome II : le Huainan zi est dû à Liu An, prince de Huainan et petit-fils du fondateur de la dynastie Han. Somme philosophique autant que politique, il se présente comme un ensemble de traités sapientiaux ayant pour fond le tableau vivant de la société des Han. Tout en donnant une idée aussi complète que juste d'une époque et d'une culture qui marquèrent profondément l'empire de Chine, il vise à servir les hommes dans leur aspiration à s'élever vers la sagesse. Il s'agit en fait de présenter sous un angle nouveau des connaissances déjà anciennes, de montrer que tout savoir se place sous le signe du tao et que l'interrogation sur le tao est préalable à toute autre.

       
     
Danielle Elisseeff
Confucius
Collection « Découvertes Gallimard » [2003]

  Nous connaissons tous Confucius. Et pourtant, s'il fallait faire son portrait-robot, personne ne serait capable de lui donner son vrai visage : aucun vestige tangible, aucune trace écrite de sa main ne subsiste. Son fantôme tutélaire n'en survit pas moins à toutes les révolutions et l'écho de son verbe, conservé dans les Entretiens réunis par les élèves de ses disciples, retentit encore aujourd'hui. Ses admirateurs saluent en lui le créateur de l'humanisme chinois. Ses détracteurs le tournent en ridicule, dénonçant son obsession surannée des rituels vides et castrateurs. Car un abîme sépare la personnalité d'un maître sans nul doute charismatique, et les rigidités comportementales tirées de ses enseignements, qui connaissent plus de 2 500 ans de commentaires et d'adaptation à la vie sociale et politique.
  Danielle Elisseeff part sur les traces de ce sage élevé au rang de héros, parfois de dieu, et retrace l'évolution du confucianisme, composante indéracinable de la culture chinoise.

       
     

Michel Strickmann
Mantras et mandarins

Collection « Bibliothèque des Sciences humaines » [1996]

  Mantras et mandarins est le second volet d'une œuvre de recherche de plus de trente ans, qui a débuté avec l'étude du taoïsme millénariste chinois, pour se poursuivre avec celle de la médecine magique, de la poésie et des traditions prophétiques en Chine ancienne.
  L'auteur s'attache ici à recréer les formes les plus ésotériques du bouddhisme à travers la lecture de ses traditions vivantes au Japon, en en retraçant le cheminement historique, littéraire, rituel et iconographique dans la Chine médiévale, depuis sa transmission indienne à partir de textes apocryphes.
  Dans cette synthèse, qui s'appuie sur une immense érudition autant que sur une méthode d'observation ethnologique directe, Michel Strickmann redéfinit les formes du bouddhisme tantrique au confluent du rituel et de l'histoire de l'art, après avoir réuni et traduit des textes peu étudiés et rares sur les pratiques tantriques à travers l'Inde, la Chine, le Tibet et le Japon.

       
     

Tang Zhen
Écrits d'un sage encore inconnu

Collection « Connaissance de L'Orient, série chinoise » [1991]

  Tang Zhen (1630-1704) est l'un des philosophes et écrivains éminents du XVIIe siècle chinois. Sa jeunesse coïncida avec une des périodes les plus sombres et les plus dramatiques de l'histoire chinoise : l'effondrement de la dynastie Ming et la venue au pouvoir des Mandchous. Après une brève carrière officielle (il est sous-préfet au Shanxi en 1671), il redevient simple particulier et vit jusqu'à sa mort dans la misère ; il n'entretient de contacts qu'avec de rares savants de l'époque. En revanche, dans son isolement, il consacre trente ans à la rédaction d'un seul grand ouvrage, le Qianshu ou Écrits d'un sage encore inconnu, qui comprend deux groupes d'essais : sur la sagesse, et sur la mise en ordre du monde. Il y rassemble et y condense, dans un style remarquable, les pensées, jugements et réflexions de toute une vie axée sur le perfectionnement moral, l'aspiration à la vérité et à la sérénité. Tempérament entier et intègre, soucieux d'application pratique, il aborde tous les sujets fondamentaux de l'éthique, de la politique, de la philosophie.
  Longtemps ignoré dans son pays, il n'a été redécouvert qu'au milieu de ce siècle, et sa critique violente de l'absolutisme l'a rendu célèbre. Ses pages passionnées, où la réflexion abstraite se mêle à d'innombrables exemples réalistes, sont attachantes, émouvantes : on y voit un esprit à l'œuvre face au monde.

       
      Et aussi...
Jorge Luis Borges, Alicia Jurado. Qu'est-ce que le bouddhisme ?
Ananda K. Coomaraswamy
. Hindouisme et bouddhisme
Collectif
. Histoire de la philosophie I, vol. 1. La Philosophie chinoise des origines au XVIIe siècle
  Histoire de la philosophie III, vol. 2. La Philosophie de la Chine moderne
  Histoire des religions I, vol. 2. Les Religions de salut en Extrême-Orient
  Histoire des religions III, vol. 1. Les Religions de salut en Extrême-Orient
Confucius. Les Entretiens
William Dessaint, Avòunado Ngwâma. Au sud des nuages
Ge Hong. La Voie des divins immortels
Jacques Gernet. Chine et christianisme
Lao-tseu. Tao-tö king
Lie-tseu. Le Vrai Classique du vide parfait
Liu Shao. Traité des caractères
Henri Maspero. Le Taoïsme et les religions chinoises
Nyoshül Khen Rinpoché (Jamyang Dorjé). Le Chant d'illusion
Tchouang-tseu. Œuvres complètes
Wang Chong. Discussions critiques
Max Weber. Confucianisme et taoïsme
         
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