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Depuis plus d'un demi-siècle,
Twombly « écrit » la peinture. Les
traits hâtifs qu'il inscrit à la surface, souvent de
façon parcellaire, rehaussés de collages ou de crayon
de couleur, établissent une tension, comme si la peinture
ne pouvait supporter son accomplissement. Ainsi que l'écrit
Pierre Restany en préface de la première exposition
parisienne en 1961, Twombly « dé-figure les symboles,
les alphabets et les nombres ». Son vocabulaire pictural
se rapproche d'une écriture désintégrée.
Les graphismes et autres écritures abstraites, empâtements
somptueux, volutes répétées, qui traversent
la feuille de part en part, sont autant de signes de reconnaissance
d'une uvre avec laquelle s'établit un fructueux dialogue
visuel, précisément parce que la peinture ne s'impose
pas au regard comme définitive. Mais qu'elle est toujours
en devenir.
Revenir à Twombly par le dessin, c'est insister
sur les fondements mêmes de sa peinture.
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