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« Du Monde Entier »
Premières années Dès 1911, année de la création de la maison, paraissent les trois premiers titres étrangers : Les Frères Karamazov de Dostoïevski (adapté par Copeau et Croué), Judith de Friedrich Hebbel et Le Nommé Jeudi de Gilbert Keith Chesterton (adapté par Gaston Gallimard et Pierre de Lanux). Dix-huit titres de littérature étrangère seront publiés par la maison de 1912 à 1919, avec une prédominance du domaine anglo-saxon. |
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1920-1931 |
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1931-1945 1931 : création de « Du Monde Entier », collection destinée à devenir l'équivalent de la « blanche » pour le domaine étranger. Mais jusqu'en 1950, « Du Monde Entier » n'est qu'une collection de bibliophilie : elle ne regroupe sous son enseigne que les tirages de tête de quelques titres étrangers de la « blanche ». Ainsi Le Procès de Kafka, dans la traduction d'Alexandre Vialatte, préfacé par Bernard Groethuysen, paraît-il simultanément dans « Du Monde Entier » (tirage en tête) et sous la couverture « blanche » (édition courante). Ce n'est qu'en 1950 que la collection « Du Monde entier » prend son autonomie par rapport à la « blanche ». Cependant cette première collection dédiée au domaine étranger n'entraîne pas la disparition de la littérature étrangère sous d'autres enseignes. De nouvelles collections sont créées : « Les Classiques Russes » en 1935, « Les Classiques Anglais » en 1939 puis « Les Classiques Allemands » en 1941. Les années trente sont marquées par quelques grandes découvertes dans le domaine anglo-saxon mais également sud-américain. La lecture des sommaires de la N.R.F. durant ses années permet de saisir qui s'intéresse à quoi : Malraux défend Lawrence et Faulkner ; Groethuysen présente Kafka ; Giono, Melville… |
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1950-2002 L'attention aux littératures étrangères se prolonge. L'après-guerre est marquée par la prise d'autonomie de « Du Monde entier » et par la création de nouvelles collections spécialisées : « La Croix du Sud » en 1952, « Littératures Soviétiques » en 1952, « Connaissance de l'Orient » en 1956, « Jeunes Poètes Russes » en 1967, « Théâtres du Monde Entier » 1968 ou encore « Continents Noirs » en 2000. Marcel Duhamel, en créant le « Série noire » en 1945, offre une voie de notoriété exceptionnelle au polar anglo-saxon, mais aussi par la suite aux auteurs de l'Europe de l'Est et aux auteurs argentins. L'essor du secteur sciences humaines et essais dans les années soixante ne fera que renforcer cette représentation étrangère, dans les collections et les revues de Pierre Nora, François Erval ou J.B. Pontalis, tant en philosophie, qu'en histoire, sciences humaines et psychanalyse. Les auteurs traduits les plus représentés sont Freud, Paz, Kierkegaard, Wittgenstein, Junger et Arendt. |
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| © www.gallimard.fr 2002 |