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La
Quinzaine de la Pléiade
Album Marcel Aymé
Marcel
Aymé
sur grand écran
Des débuts
cinématographiques...
« À l'époque de La Jument verte, Marcel
Aymé découvrit aussi un autre univers : celui du cinéma.
Pierre Chenal avait beaucoup apprécié La Rue sans nom
et, dès 1932, avait cherché un producteur. Quand il y fut
parvenu, il s'adjoignit le concours d'un assistant en la personne de Louis
Daquin, et sollicita Marcel Aymé pour les dialogues. Ravi, il accepta
et n'imposa qu'une seule condition : son ami Le Vigan aurait un rôle.
Pierre Chenal le lui accorda volontiers et l'on tourna en septembre et
octobre 1933, au studio Montmartre pour les intérieurs et impasse
de la Jonquière, dans le XVIIe, pour les extérieurs. C'était
une autre consécration pour Marcel Aymé que de voir l'un
de ses romans adapté à l'écran. Il en rêvait
depuis des années car il s'était intéressé
très tôt au cinéma. Il avait été figurant
et avait écrit quelques articles et scénarios. La dernière
nouvelle du Puits aux images était d'abord parue dans La
Revue du cinéma, avec en sous-titre : " scénario
par Marcel Aymé ". Il avait même essayé
d'écrire des aventures de " Fantômas "
pour les salles obscures, mais n'avait guère réussi. »
Michel Lécureur,
Album Marcel Aymé,
Gallimard, 2001.
...aux adaptations
de l'après-guerre
« En France, l'après-guerre fut également marquée
par de nombreuses adaptations cinématographiques de ses romans
et nouvelles. En 1951, on vit La Belle image et Le Passe-muraille
; en 1952, La Table-aux-Crevés ; en 1956, La Traversée
de Paris ; en 1959, La Jument verte et Le Chemin des écoliers.
On pouvait tout craindre de La Table-aux-Crevés, car Henri
Verneuil avait décidé de situer l'histoire sur les bords
de la Méditerranée. Coindet prenait l'accent méridional.
Allait-il y perdre son âme ? Marcel Aymé lui-même estima
qu'il n'en serait rien. Il accepta la transposition et fut satisfait du
jeu de Fernandel, Maria Mauban, Delmont, Andrex, Vilbert, Génin,
etc.
Par contre, il n'apprécia pas Le Passe-muraille de Jean
Boyer et en voulut à Bourvil, si bien qu'il le récusa lorsque
Claude Autant-Lara le pressentit pour le rôle de Martin dans La
Traversée de Paris. [
]
Marcel Aymé finit par se laisser fléchir et bien lui en
prit car le film fut un triomphe. Bourvil obtint même le grand prix
d'interprétation au festival de Venise. Beau joueur, Marcel Aymé
fit amende honorable, auprès de Pierre Bost et de Claude Autant-Lara.
Pleinement satisfait par La Traversée de Paris, il donna
sans hésiter, trois ans plus tard, son accord pour le tournage
de La Jument verte par le trio Autant-Lara, Aurenche, Bost, avec
Bourvil, Francis Blanche et, une débutante de charme, Valérie
Lagrange. »
Michel Lécureur,
Album Marcel Aymé,
Gallimard, 2001.
La
Quinzaine de la Pléiade
Les
jours
/ Les
uvres / Les amitiés
de Marcel Aymé / Marcel Aymé
et son « bestiaire » / Marcel
Aymé journaliste / L'écrivain
au travail /
Marcel
Aymé dessinateur /
Marcel Aymé et le théâtre
/ L'association
des amis de Marcel Aymé
©
Gallimard 2001
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