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La
Quinzaine de la Pléiade
Album Marcel Aymé
L'écrivain
au travail
« Quand
on compare les textes définitifs à leur première
version dans la presse, on s'aperçoit souvent des changements importants
qu'il a effectués avant de signer les bons à tirer de ses
recueils de nouvelles et de ses romans. D'une manière générale,
il a plus retranché qu'ajouté, pour être moins pesant
ou accroître l'intérêt dramatique de ses textes. En
somme, le promeneur nonchalant de la butte Montmartre, que l'on voyait
tous les matins avenue Junot ou rue Lepic, rue Caulaincourt ou rue du
Mont-Cenis, était un grand travailleur. Rentré chez lui,
il prenait son déjeuner, puis il s'enfermait dans son bureau où
il écrivait plusieurs pages chaque après-midi. Même
le soir, quand ses obligations mondaines ou familiales ne le retenaient
pas, il retournait à sa table de travail et emplissait des pages
et des pages d'une petite écriture fine et serrée, en évitant
les ratures. Il préférait réfléchir complètement
à ses phrases avant d'écrire. »
Michel
Lécureur, Album Marcel Aymé.

Des tournures populaires et régionales
« Il est cependant un domaine dans lequel il a largement puisé
: celui des expressions et du vocabulaire franc-comtois. Dans ses romans
de la campagne, on trouve quelques termes techniques comme la "seille"
ou la "bouille", mais surtout beaucoup de tournures populaires
ou régionales. Il a excellé à les imiter, faisant
de nombreux passages de son uvre de véritables morceaux d'anthologie.
Il en est ainsi des propos de Gustalin au sujet de sa femme, la Flavie
: "Elle a des fois des mots vexants, mais ce ne serait pas une
mauvaise femme. Ce qu'il y a, c'est qu'elle est en train de faire sa ménopause,
vous comprenez ? Quand les sangs de retour la travaillent, c'est tout
de suite les humeurs qui remontent et son caractère qui redomine.
Autrement que ça, je vous dis, pas mauvaise femme. "
On parlait français à la tuilerie des Monamy, mais dans
beaucoup d'autres familles on ne pratiquait que le patois, et un esprit
naturellement observateur comme celui du jeune Marcel a dû en tirer
très tôt des remarques amusées, ne serait-ce qu'à
l'école où les différences dues à l'intelligence
et au langage ne faisaient que s'accentuer. »
Michel
Lécureur, Album Marcel Aymé.
La
Quinzaine de la Pléiade
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et son « bestiaire » / Marcel
Aymé journaliste /
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/ Marcel
Aymé sur grand écran /
L'association
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©
Gallimard 2001
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