P. Leyris, Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine au XIXe s.
H. Melville, Bartleby le scribe
Ch. Dickens, Souvenirs intimes de David Copperfield
W.B. Yeats, Le Frémissement du voile
E. Brontë, Poèmes
H. Melville, Benito Cereno

 

Pierre Leyris (1907-2001)

  « Entendre leurs voix uniques, c'est vouloir aussitôt les transmettre » disait Pierre Leyris en 1995 au sujet des poètes américains, dans l'introduction de son Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle. Disparu le 4 janvier 2001, il fut, avec Henry-D. Davray et Maurice-Edgar Coindreau, l'un des principaux artisans de la diffusion de la littérature anglo-américaine en France.

Bibliographie

Indications biographiques

  Originaire de Seine-et-Oise où il naquit en juillet 1907, Leyris poursuivit sa scolarité au lycée Janson-de-Sailly, et y rencontra Pierre Klossowski. Dans les années 30, il décida de délaisser la poésie à laquelle il s'était un temps consacré pour le métier de traducteur. Pierre Leyris fit à la même époque la connaissance de Henri Michaux, de Pierre Jean Jouve et d'André Gide et fréquenta le milieu de la Nrf. Ce furent les débuts d'une fructueuse collaboration, aux côtés de Jean Paulhan et Brice Parain. L'une de ces premières traductions, Pierre ou les ambiguïtés de Melville, parut aux Éditions Gallimard en 1939. Suivirent d'autres traductions tels que Les Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Th. de Quincey (1962), les Poèmes d'E. Brontë (1963) et Bartleby le scribe de Melville (1996). Il traduisit également David Copperfield de Ch. Dickens en 1979 et contribua, toujours chez Gallimard, à l'édition de ses œuvres dans « La Pléiade ». L'on peut citer, chez d'autres éditeurs, les traductions de Byron, James, Lewis Caroll, Shakespeare. Désirant « tirer de l'ombre des trésors que les anglicistes " au pouvoir " semblaient garder pour eux », il publia en 1995 une Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle où apparaissent des auteurs méconnus tels que Tuckerman, Very ou E. Dickinson, dont les poèmes le fascinaient.
Pierre Leyris fut aussi, trente ans auparavant, le fondateur du « Domaine Anglais » au Mercure de France, une collection de dix huit volumes qu'il traduisit presque entièrement et où figurent S. Crane, J. Mc Gahern, R.L. Stevenson et W.B. Yeats. C'était le prolongement du travail mené dès le début du siècle par Henry-D. Davray.
Selon Pierre Leyris, c'est « le poème qui vous travaille et sous vos doigts, peut-être se traduit. » Le Grand prix national de la traduction lui fut décerné en 1985.

Bibliographie

Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle, « Du Monde Entier », 1995

Traductions

Aux Éditions Gallimard :

• Brontë E., Poèmes, traduction de Pierre Leyris, collection blanche, 1963
• De Quincey Th., Les Confessions d'un mangeur d'opium anglais suivi de Suspiria de Profundis et de La Malle-poste, traduction de Pierre Leyris, « Les Classiques Anglais », 1962.
• De Quincey Th., De l'assassinat considéré comme un des beaux-arts, précédé Du Heurt à la porte dans « Macbeth » et suivi de Les Derniers jours d'Emmanuel Kant, Jeanne d'Arc et de La Sphinge thébaine, traduction de Pierre Leyris et Marcel Schwob, « Les Classiques Anglais », 1963
• Dickens Ch., David Copperfield, traduction de Pierre Leyris, «1000 Soleils Or », 1979
• Dickens Ch., Souvenirs intimes de David Copperfield - De grandes espérences, traduction de Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris, « Bibliothèque de la Pléiade », 1954
• Dickens Ch., Dossier de la maison Dombey et Fils - Temps difficiles, traduction de Georges Connes et Andhrée Vaillant . Édition de Pierre Leyris. Traduction de Dossier de la maison Dombey et Fils sous la direction de Léon Lemonnier, complétée par Francis Ledoux, « Bibliothèque de la Pléiade », 1956.
• Dickens Ch., Le Magasin d'Antiquité - Barnabé Rudge, traduction de Marcelle Sibon et Sylvère Monod . Édition de Pierre Leyris, « Bibliothèque de la Pléiade », 1962.
• Dickens Ch., La Vie et les aventures de Nicolas Nickleby - Livres de Noël, traduction de Jacques Douady, Marcelle Sibon et Francis Ledoux . Édition de Pierre Leyris, « Bibliothèque de la Pléiade », 1966.
• Dickens Ch., La Petite Dorrit - Un conte de deux villes, traduction de Jeanne Métifeu-Béjeau. Édition de Pierre Leyris, « Bibliothèque de la Pléiade », 1970.
• Dickens Ch., Les Papiers posthumes du Pickwick-club - Les Aventures d'Olivier Twist, traduction de Sylvère Monod et Francis Ledoux . Édition de Pierre Leyris, « Bibliothèque de la Pléiade », 1958
• Eliot G., Silvas Marner, Le tisserand de Raveloe, traduction de Pierre Leyris, « Les Classiques Anglais », 1967
• Melville H., Benito Cereno et autres contes de la véranda, traduction de Pierre Leyris, collection blanche, 1951
• Melville H., Billy Budd, Gabrier de Misaine, traduction de Pierre Leyris, collection blanche, 1937
• Melville H., Billy Budd, marin suivi de Daniel Orme, préface et traduction de Pierre Leyris, « Du Monde Entier », 1980
• Melville H., Cocorico ! et autres contes, traduction de Pierre Leyris, collection blanche, 1954
• Melville H., D'où viens-tu, Hawthorne suivi de Hawthorne et ses mousses, traduction de Pierre Leyris, précédé de Notes pour une vie de Herman Melville par Philippe Jaworski. Édition de Pierre Leyris, « Du Monde Entier », 1986
• Melville H., Pierre ou les ambiguïtés, traduction de Pierre Leyris, collection blanche, 1939
• Melville H., Poèmes de guerre, traduction de Pierre Leyris, suivi d'un Supplément traduit par Philippe Jaworski, préface de Pierre Leyris, édition bilingue, « Du Monde Entier », 1981
• Melville H., Poèmes divers (1876 - 1891), édition et traduction de Pierre Leyris, « Du Monde Entier », 1991
• Michel-Ange, Poèmes, traduction de Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris, « Poésie/Gallimard », 1992

Au Mercure de France

• Crane S., L'Argent du diable, et autres choses vues, textes choisis, traduits et présentés par Pierre Leyris, « Bibliothèque Américaine », 1996
• Gosse E., Père et fils : étude de deux tempéraments, traduction d'Auguste Monod et de H.-D. Davray, révisée par Pierre Leyris, « Domaine Anglais », 1973
• Lawrence D.-H., La Princesse, suivi de La Fille du marchand de chevaux, traduction de Pierre Leyris, « Domaine Anglais »,1968
• Mc Gahern J., Ligne de fond précédé de L'Image, préface et traduction de Pierre Leyris, « Domaine Anglais », 1971
• Moore G. A., Albert Nobbs et autres vies sans hymen, avant-propos et traduction de Pierre Leyris, « Domaine Anglais », 1971
• Raine K., La Gueule du lion, traduction de Pierre Leyris, « Domaine Anglais », 1987
• Rhys J., Les Tigres sont plus beau à voir, traduction de Pierre Leyris, « Domaine Anglais », 2000
• Stevenson R.L., Ollalla des montagnes et autres contes noirs précédé de Un chapitre sur les rêves, préface et traduction de Pierre Leyris, « Domaine Anglais », 1975
• Wharton E., Ethan Frome, traduction de Pierre Leyris, « Domaine anglais », 1969
• White K., En toute candeur, préface et traduction de Pierre Leyris, « Domaine Anglais », 1989
• Yeats W.B., Enfance et jeunesse resongée (Autobiographie I), traduction de Pierre Leyris, « Domaine Anglais », 1965
• Yeats W.B., Le Frémissement du voile (Autobiographie II), traduction de Pierre Leyris, « Domaine Anglais », 1974
• Yeats W.B., Dramatis personae suivi de Aliénation et de La Mort de Synge (Autobiographie III), traduction de Pierre Leyris, « Domaine Anglais », 1974

© Gallimard 2000